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Ce confinement a eu un impact considérable sur l'économie irakienne ; un article publié dans l'International Business Times estime cet impact à près d'un milliard de dollars. L'article met en lumière les difficultés financières rencontrées par les acteurs de l'économie numérique émergente en Irak, notamment les start-ups, les sites de commerce électronique, les entreprises de livraison en ligne et les services de messagerie, ainsi que les agences de voyage.

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Impact local

Ce confinement a eu un impact considérable sur l'économie irakienne ; un article publié dans l'International Business Times estime cet impact à près d'un milliard de dollars. L'article met en lumière les difficultés financières rencontrées par les acteurs de l'économie numérique émergente en Irak, notamment les start-ups, les sites de commerce électronique, les entreprises de livraison en ligne et les services de messagerie, ainsi que les agences de voyage.

Documentation correspondante

Avertissement : images choquantes : Des manifestants irakiens gisent dans leur sang, morts ou blessés, ne tenant rien d’autre qu’un drapeau, tandis que les forces irakiennes les abattent. C’est pour cette raison que le gouvernement irakien a coupé l’accès à Internet et détruit les locaux des chaînes d’information à Bagdad, afin que le monde ne puisse pas voir ses crimes. #save_iraq pic.twitter.com/mCFwwvXayk — Sarai (Sarah Idan) Miss Irak (@RealSarahIdan) 6 octobre 2019
Le gouvernement irakien restreint l'accès à Internet tout en tentant de faire taire les manifestants à l'abri des regards du monde entier. Que cachent-ils donc ? Les forces de sécurité irakiennes recourent à une force létale disproportionnée contre les manifestants, faisant plus de 100 morts et des milliers de blessés. pic.twitter.com/4uGDRHbJSc — Amnesty International USA (@amnestyusa) 12 octobre 2019
Je suis à nouveau à court de mots. Voici l'une des manifestations en Irak. Malgré le coupure d'Internet, malgré les meurtres de manifestants par la police, la population continue de descendre dans la rue. pic.twitter.com/dw4BF9jjNj — Read Abolish Rent (@JPHilllllll) 4 octobre 2019
C'est le chaos total en Irak malgré le couvre-feu. L'accès à Internet a été coupé. On dénombre de nombreux morts. Mais aucun média occidental n'en parle, aucune condamnation n'est formulée, et pas un seul appel à une intervention de l'ONU n'est lancé par ce stupide New York Times. Ils ne s'en prennent qu'à l'Inde pacifique. pic.twitter.com/G5pG0OW5Sv — Indian-Americans (@HinduAmericans) 4 octobre 2019

Autres informations à l’appui

La perturbation la plus importante du réseau Internet survenue en octobre a eu lieu en Irak, où la connectivité a été interrompue pendant plus d’une semaine. Selon des articles parus dans la presse (AlMonitor, CPJ, AccessNow), des manifestations violentes contre le chômage, la corruption du gouvernement et le manque de services de base ont eu lieu à Bagdad et dans d’autres villes irakiennes les 1er et 2 octobre, faisant plus d’une douzaine de morts et des centaines de blessés. En réponse à ces manifestations, le gouvernement irakien a imposé un coupure quasi totale d’Internet le 2 octobre, qui aurait débuté vers 16 h 00 UTC, comme le montrent les graphiques ci-dessous. Ces graphiques indiquent également que cette coupure n’a pas complètement isolé l’Irak du réseau Internet. Cela s’expliquerait par le refus du ministère des Transports et des Communications du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) de se plier à la demande du gouvernement fédéral irakien de couper l’accès à Internet dans la région du Kurdistan. La connexion de la région du Kurdistan à l’infrastructure de communication internationale est distincte de celle du sud et du centre de l’Irak.

Graphique « Statistiques par pays » d'Oracle Internet Intelligence pour l'Irak, 2 octobre 2019
Graphique CAIDA IODA pour l'Irak, 2 octobre 2019
Graphique CAIDA IODA pour Bagdad, en Irak, le 2 octobre 2019

Comme le montrent les chiffres ci-dessous, la perturbation d'Internet a duré plus d'une semaine, les indicateurs mesurés revenant à des niveaux « normaux » le 11 octobre. Après quelques brèves reprises de la connectivité les 3 et 6 octobre, la disponibilité d’Internet s’est stabilisée selon un modèle de « couvre-feu », l’accès étant rétabli pendant la journée de travail, puis à nouveau interrompu le soir.

Graphique CAIDA IODA pour l'Irak, du 1er au 15 octobre 2019
Rapport de transparence de Google : graphique du trafic de recherche Web pour l'Irak, du 1er au 15 octobre 2019

Sans surprise, les tendances observées au niveau du réseau sont pratiquement identiques à celles constatées au niveau national. Les graphiques ci-dessous présentent les mesures relatives à trois grands fournisseurs d'accès à Internet en Irak, avec des schémas BGP et de sondage actif qui semblent très similaires à ceux observés dans le graphique ci-dessus, établi au niveau national.

Graphique CAIDA IODA pour l'AS56484 (FastIraq), du 1er au 15 octobre 2019
Graphique CAIDA IODA pour l'AS50597 (ScopeSky), du 1er au 15 octobre 2019
Graphique CAIDA IODA pour l'AS50710 (EarthLink), du 1er au 15 octobre 2019

Un rapport publié expliquait que certains Irakiens avaient dans un premier temps tenté d’utiliser la technologie VPN pour contourner les restrictions d’accès à Internet, tandis que ceux qui en avaient les moyens recouraient à une connexion Internet par satellite. D’autres mettaient en file d’attente des publications et des vidéos sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée de leurs appareils mobiles, dans l’espoir qu’elles soient envoyées dès que ces appareils pourraient enfin se connecter à Internet.