Blocage de service
Facebook, Twitter, WhatsApp, Instagram, Skype
In scenes reminiscent of the 2011 Arab Spring revolt, Egyptians flooded Tahrir Square in Cairo and several other major cities on Friday, calling for Sisi to step down. Protesters in Cairo, Alexandria, Suez and Damietta could be seen chanting “The people demand the fall of the regime,” “Get out, Sisi,” and “Rise up, fear not, Sisi must go.” Videos of the demonstrations spread rapidly on social media.
Impact local
Dans des scènes rappelant la révolte du printemps arabe de 2011, les Égyptiens ont envahi la place Tahrir au Caire et dans plusieurs autres grandes villes vendredi, appelant M. Sisi à quitter le pouvoir. Au Caire, à Alexandrie, à Suez et à Damiette, les manifestants ont scandé "Le peuple exige la chute du régime", "Sortez, Sisi" et "Levez-vous, n'ayez pas peur, Sisi doit partir". Les vidéos des manifestations se sont rapidement répandues sur les médias sociaux.
Documentation correspondante
Les manifestants anti-Sisi ont été accueillis par la police alors que les manifestants participent aux rassemblements du "vendredi de la colère" à travers l'Égypte. La dernière vague de manifestations intervient après que le lanceur d'alerte Mohamed Ali a appelé les Égyptiens à descendre dans la rue contre le président Sisi.#جمعه_الغضب_25_سبتمبر pic.twitter.com/Hfwpsjmcjv - Middle East Eye (@MiddleEastEye) September 25, 2020
Les manifestations anti-Sisi en Égypte ont lieu. Ce n'est peut-être pas une spirale, mais il se passe beaucoup de choses ces jours-ci, et cela semble être le début d'une nouvelle phase. pic.twitter.com/5ydW2mmutO - Hassan I. Hassan (@hxhassan) September 20, 2019
Autres informations à l’appui
L'accès aux sites d'information, aux médias sociaux et aux plateformes de messagerie a été interrompu à la suite de manifestations antigouvernementales dans des villes comme Le Caire et Alexandrie. Ces manifestations ont été déclenchées par Mohamed Ali, homme d'affaires et ancien entrepreneur militaire, qui a publié des vidéos dénonçant la corruption des forces armées égyptiennes et accusant le président Sisi de dilapider l'argent dans des palais et des villas de luxe.
Le blocage du site de la BBC a été confirmé par le président du Conseil suprême de régulation des médias, qui a déclaré qu'il était dû à la couverture "inexacte" des manifestations par la BBC.
Les données de l'OONI recueillies en Égypte corroborent certains des blocs signalés.
Les graphiques suivants regroupent la couverture des mesures de l'OONI lors des tests des sites web de Twitter, Facebook, Instagram et Skype en Égypte tout au long du mois de septembre 2019.
Graphique : Tests OONI Probe des sites web de Twitter, Facebook, Instagram et Skype en Égypte entre le 1er et le 30 septembre 2019 (source : OONI MAT).
Alors que les 4 sites web ont été jugés accessibles lorsqu'ils ont été testés sur plusieurs réseaux en Égypte au cours de la première semaine de septembre 2019, nous observons que les tests de Twitter et de Skype ont commencé à présenter des anomalies à partir du 22 septembre 2019. Skype a présenté des anomalies à chaque fois qu'il a été testé par la suite jusqu'à la fin du mois de septembre 2019, ce qui constitue un signal de blocage plus fort. Twitter a principalement présenté des anomalies entre le 22 et le 24 septembre 2019, mais a également été trouvé accessible sur plusieurs réseaux au cours de cette période. Ni Facebook ni Instagram n'ont présenté de signes d'interférence sur les réseaux testés tout au long du mois de septembre 2019.
De même, les données de l'OONI ne montrent pas de signes forts d'interférence de WhatsApp en septembre 2019 (à l'exception d'une mesure anormale, collectée le 22 septembre 2019, qui montre que les tentatives de connexion au service d'enregistrement de WhatsApp ont échoué).
Graphique : Tests OONI Probe de WhatsApp en Égypte entre le 1er et le 30 septembre 2019 (source : OONI MAT).
Par ailleurs, les données de l'OONI montrent que l'accès à la BBC et à Alhurra a été bloqué en Égypte le 22 septembre 2019.
Graphique : Tests OONI Probe de BBC et Alhurra en Égypte entre le 1er et le 30 septembre 2019 (source : OONI MAT).
En début d'année, le Conseil suprême de régulation des médias a promulgué une loi controversée, adoptée en 2018, qui lui permet de bloquer des sites web et des comptes de médias sociaux comptant plus de 5 000 adeptes, pour avoir publié du contenu sur une série de sujets interdits, notamment "tout ce qui incite à violer la loi, la morale publique, le racisme, l'intolérance, la violence, la discrimination entre les citoyens ou la haine".
