Passé

Coupure au niveau national

Réseaux sociaux, services Internet mobiles

La fermeture a privé les citoyens de l'accès aux services de paiement mobile, que le gouvernement utilise pour rémunérer les fonctionnaires, notamment les enseignants. Certains fonctionnaires ont déclaré ne plus pouvoir payer leurs transports en commun ni leurs achats de première nécessité.

  • Durée totale 9 days

Flag of Zimbabwe Zimbabwe

Population
16 950 795
Classification des NU
  • Pays en développement sans littoral

Freedom House évalue la liberté sur Internet en tant que Partiellement libre

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Impact local

La fermeture a privé les citoyens de l'accès aux services de paiement mobile, que le gouvernement utilise pour rémunérer les fonctionnaires, notamment les enseignants. Certains fonctionnaires ont déclaré ne plus pouvoir payer leurs transports en commun ni leurs achats de première nécessité.

Autres informations à l’appui

Le gouvernement aurait imposé un coupure d'Internet à l'échelle nationale dans le contexte des manifestations qui ont suivi le doublement des prix de l'essence dans le pays. Le plus grand opérateur de télécommunications du pays, Econet, a envoyé à ses clients des SMS faisant état d'un ordre émanant de la présidence et qualifiant la situation de « dépassant notre contrôle raisonnable ». Un responsable du ministère de l’Information, de la Communication et de l’Audiovisuel avait auparavant démenti cette coupure imposée, affirmant que l’absence de connexion était due à une congestion du réseau ; toutefois, les autorités ont par la suite reconnu l’existence de cette consigne, la jugeant nécessaire compte tenu de la menace pesant sur la sécurité nationale. L’accès à Internet a été partiellement rétabli le 16 janvier, mais une deuxième coupure a été imposée le 18 janvier. Econet Wireless a indiqué que tous les réseaux et fournisseurs d’accès avaient suspendu leurs services dans le pays. Le Zimbabwe avait auparavant bloqué WhatsApp etnommé un ministrechargé de surveiller l’utilisation des réseaux sociaux. Des organisations locales, notamment les Avocats zimbabwéens pour les droits de l’homme et MISA Zimbabwe, ont par la suite déposé une requête en référé auprès de la Haute Cour de Harare concernant cette coupure. La Haute Cour a jugé que le gouvernement avait outrepassé ses prérogatives en ordonnant cette coupure et a enjoint aux opérateurs de téléphonie mobile de rétablir immédiatement l’intégralité de leurs services.

Réseaux sociaux

#Zimbabwe connaît actuellement une coupure importante d'Internet. Un tiers des systèmes autonomes et de l'espace d'adressage du pays sont actuellement hors service : https://t.co/eMVfjniu9R pic.twitter.com/aaSiVlxU6K — IODA (@IODA_live) 15 janvier 2019