Coupure au niveau régional
Wollega Ouest
Kellem Wollega
Human rights organizations warned that the shutdown deprived citizens of news and information about the COVID-19 pandemic, including public health information relayed through national mobile phone campaigns. The shutdown also ended the online campaign for the rescue of local students who were abducted from a local university in January, making it more difficult to locate them. It likewise impaired local residents’ ability to alert each other to approaching fighting as conflict between government forces and the rebels intensified.
Impact local
Les organisations de défense des droits de l'homme ont prévenu que cette fermeture privait les citoyens de nouvelles et d'informations sur la pandémie de COVID-19, notamment d'informations sur la santé publique relayées par les campagnes nationales de téléphonie mobile. La fermeture a également mis fin à la campagne en ligne pour le sauvetage des étudiants locaux qui ont été enlevés dans une université locale en janvier, ce qui a rendu leur localisation plus difficile. De même, elle a entravé la capacité des habitants à s'alerter mutuellement de l'approche des combats, alors que le conflit entre les forces gouvernementales et les rebelles s'intensifiait.
Autres informations à l’appui
L'accès à Internet a été coupé dans la province de Wellega, dans l'ouest de l'Éthiopie, pendant près de trois mois à partir du 3 janvier, à la suite d'informations faisant état d'opérations militaires gouvernementales dans la région. La coupure de l'Internet et des télécommunications est liée au conflit en cours entre les forces gouvernementales et le Front de libération Oromo (OLF).
Le fournisseur d'accès à Internet Ethio Telecom s'est excusé pour cette interruption, invoquant l'insécurité dans la région. Un porte-parole régional du parti au pouvoir a d'abord déclaré aux médias en janvier que la coupure n'avait "aucun rapport" avec les opérations militaires, mais qu'elle avait contribué au succès de l'opération. En février, le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré au Parlement que la coupure totale d'Internet dans le Wellega occidental et le Kellem Wellega, et les restrictions d'accès partielles dans le Wellega oriental et le Horo Guduru Wellega, étaient dues à une opération de sécurité dans ces régions.
Une recrudescence des violences à Wellega, dans l'ouest de l'Oromia, a été signalée depuis le début du mois de janvier. L'OLF a milité en faveur d'un État indépendant, s'opposant au Front populaire de libération du Tigré (TPLF) qui a dominé le gouvernement de transition post-militaire dans les années 1990. Le gouvernement a classé l'OLF comme organisation terroriste de 2011 à 2018, date à laquelle les dirigeants de l'OLF ont accepté un cessez-le-feu. La branche armée de l'OLF, que le gouvernement n'a pas réussi à intégrer dans les forces régionales, a lancé une insurrection en 2019.
Le 31 mars, le vice-président de la région d'Oromia a annoncé que les services Internet seraient rétablis à Wollega, dans l'Oromia.
Réseaux sociaux
- Éthiopie : L'interruption des communications fait des ravages - Human Rights Watch
