Blocage de service
Facebook, X (Twitter), Instagram
Le 1er février 2021, l'armée du Myanmar a mené un coup d'État, s'emparant du pouvoir et plaçant en détention la conseillère d'État (fonction équivalente à celle de Premier ministre) ainsi que d'autres dirigeants élus démocratiquement. Une première coupure de service s'est produite lors de la prise de pouvoir par l'armée, suivie d'autres coupures et blocages imposés. Ce blocage se poursuit encore aujourd'hui.
Impact local
Le 1er février 2021, l'armée du Myanmar a mené un coup d'État, s'emparant du pouvoir et plaçant en détention la conseillère d'État (fonction équivalente à celle de Premier ministre) ainsi que d'autres dirigeants élus démocratiquement. Une première coupure de service s'est produite lors de la prise de pouvoir par l'armée, suivie d'autres coupures et blocages imposés. Ce blocage se poursuit encore aujourd'hui.
Autres informations à l’appui
À compter du 4 février 2021 (trois jours après le coup d'État), les données de l'OONI montrent que les FAI du Myanmar ont commencé à bloquer l'accès à un certain nombre de sites web, notamment Wikipédia, les réseaux sociaux (tels que Facebook, Instagram et Twitter) et les sites proposant des outils de contournement.
Ces blocages persistent sur certains réseaux.
Le graphique ci-dessous présente les résultats agrégés des mesures OONI issues des tests effectués sur les sites web identifiés comme bloqués au Myanmar entre février 2021 et avril 2021 (à l'exclusion de nombreux autres blocages en cours qui ont débuté avant le coup d'État).
Source : Blocage de sites web au Myanmar entre février 2021 et avril 2021, d'après les mesures de l'OONI.
D'après l'analyse des données OONI recueillies au Myanmar, OONI a constaté ce qui suit :
- Le blocage par adresse IP s'est généralisé après le coup d'État. Nous avons principalement observé un blocage de sites web basé sur les adresses IP, car la plupart des mesures OONI (sur l'ensemble des AS) montrent que les connexions TCP vers les adresses IP résolues ont échoué (lorsque la résolution avait réussi à fournir la bonne adresse IP du site web). Cette technique de censure apparaît principalement dans les données OONI postérieures au coup d’État, notre analyse menée au Myanmar en 2020 ayant montré que les interférences basées sur le DNS étaient auparavant plus courantes.
- Domaines hébergés sur l'adresse IP 172.217.194.121. Cette adresse IP appartient au réseau d’hébergement de Google et comprend des domaines tels que www.snapchat.com, www.getoutline.org, www.paganpride.org et www.privaterra.org, qui ont tous présenté des anomalies TCP/IP entre le 24 et le 27 février 2021 (comme l’illustre le graphique ci-dessus). Cela laisse supposer que certains de ces domaines ont pu être bloqués involontairement à la suite d’effets collatéraux.
Dans l'ensemble, OONI a constaté que :
- Différences en matière de censure selon les réseaux. Nous avons constaté que certains sites web étaient bloqués sur certains réseaux, et que les FAI du Myanmar recouraient à des méthodes de censure différentes. Cela suggère que la censure d'Internet au Myanmar n'est pas centralisée et que les FAI locaux peuvent mettre en œuvre des blocages à leur entière discrétion.
Plus de deux ans plus tard, le blocage de certains sites se poursuit, comme le montre ce graphique de l'OONI :
Mise à jour de mai 2023
Mise à jour d'octobre 2024
Étant donné que nous concentrons désormais nos efforts sur le blocage du service, nous fermons cette page dédiée à l'incident.
Réseaux sociaux
https://www.telenor.com/directive-to-block-social-media-service/ https://techcrunch.com/2021/02/05/myanmar-military-government-is-now-blocking-twitter/?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cudGVjaG1lbWUuY29tLzIxMDIwNS9wMTY&guce_referrer_sig=AQAAAMYDPPlUEC8l812GvkDFxr8Y-UJpWY_Y1lRRd4Bj-eK9aBsE8ES59m2OWtw8mMRej9yFk4u8E9vZQkBZvesga6ESHPLVIfz3wWm3uCfHcIf6aAm6opBsfaxQNk_IYdmbnZoVK6O5J63BbQvn9zpZLlajYoQhOyCvJBQE8vpu_PEk
Myanmar further expanded its internet crackdown, ordering a block of Twitter and Instagram days after the country's military seized power in a coup.
— CNN International (@cnni) February 5, 2021
The move comes barely a day after a similar block of Facebook. https://t.co/UpDwfvzYoN
Facebook faces a reckoning in Myanmar after blocked by military https://t.co/IndkKoxYnP pic.twitter.com/RceDc7Qsdj
— Reuters (@Reuters) February 5, 2021
Myanmar police arrested 30 people for banging pots to protest the military coup.
— AJ+ (@ajplus) February 5, 2021
The military blocked Facebook to stop protest organizers, so people joined Twitter instead. Many are using a 3-finger salute also seen at protests in Thailand: "We have to resist this dictatorship." pic.twitter.com/g9UafGBKDG
