Passé

Blocage de service

Facebook, X (Twitter), WhatsApp

Cette perturbation s'est produite en Équateur le lundi 7 octobre 2019, dans un contexte de crise politique qui ne cessait de s'aggraver et de manifestations populaires généralisées contre les mesures d'austérité du gouvernement. Cette ingérence a pris la forme d'un blocage des services visant principalement les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie, notamment Facebook, Twitter et WhatsApp, mis en œuvre par l'intermédiaire de l'opérateur de télécommunications public, la Corporación Nacional de Telecomunicaciones (CNT).

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Impact local

Des perturbations temporaires ont été observées sur le réseau de télécommunications public, la Corporación Nacional de Telecomunicaciones (CNT), dans le contexte de la crise politique et des manifestations généralisées du 7 octobre 2019. Cette restriction de service visait les serveurs backend d’images et les serveurs du réseau de diffusion de contenu (CDN) utilisés par les principales plateformes telles que Facebook, Twitter et WhatsApp. L’impact technique de cette mesure a été considérable : elle a empêché les utilisateurs de publier ou de consulter du contenu multimédia, tel que des extraits audio, des photos et des vidéos, bien qu’ils aient pu accéder aux fonctionnalités textuelles de base des applications. Les utilisateurs ont commencé à signaler ces restrictions au moment où des informations concernant des déploiements militaires dans la capitale, Quito, circulaient en ligne.

Autres informations à l’appui

Les réseaux sociaux et les services de messagerie, notamment WhatsApp et Twitter, auraient connu des perturbations sur le réseau de télécommunications public équatorien, la Corporación Nacional de Telecomunicaciones, dans le contexte des manifestations de rue contre les mesures d'austérité du gouvernement.

Ce blocage semble avoir empêché l'accès aux serveurs hébergeant les contenus multimédias des réseaux sociaux, empêchant ainsi les utilisateurs de publier des extraits audio, des photos et des vidéos. Les utilisateurs ont commencé à remarquer cette restriction à peu près au moment où des publications concernant des déploiements militaires dans la capitale, Quito, ont commencé à circuler sur Internet.

Les données OONI recueillies en Équateur indiquent une possible interférence sur WhatsApp, mais aucun signe de blocage de Facebook ou de Twitter.

Le graphique ci-dessous présente les résultats agrégés des mesures OONI issues des tests effectués sur WhatsApp en Équateur en octobre 2019.

Graphique : Tests réalisés par OONI Probe sur WhatsApp en Équateur en octobre 2019 (source : OONI MAT).

Comme on peut le constater, WhatsApp s'est révélé accessible la plupart du temps lors des tests effectués en Équateur en octobre 2019, ne présentant des anomalies (signes de blocage) que les 3 et 7 octobre 2019. Ce constat est intéressant car le 3 octobre 2019 correspond au début des manifestations, tandis que le 7 octobre 2019 est la date à laquelle le blocage a été signalé. Toutefois, ces anomalies ne se sont produites que sur deux ASN, comme l’illustre le graphique ci-dessous.

Graphique : Couverture de mesure ASN de WhatsApp en Équateur en octobre 2019 (source : OONI MAT).

Par ailleurs, les données d'OONI ne montrent aucun signe d'interférence de Facebook Messenger en Équateur en octobre 2019, comme l'illustre la répartition suivante de la couverture des mesures par ASN.

Graphique : Couverture de mesure ASN de Facebook Messenger en Équateur en octobre 2019 (source : OONI MAT).

De même, les tests effectués par OONI Probe sur les sites web de Twitter et de Facebook en Équateur n'ont révélé aucun signe de blocage tout au long du mois d'octobre 2019, comme l'illustre le graphique ci-dessous.

Graphique : Tests effectués par OONI Probe sur les sites Web de Twitter et Facebook en Équateur en octobre 2019 (source : OONI MAT).

Il est toutefois possible que ces services n’aient pas été testés par les utilisateurs d’OONI Probe en Équateur au moment même où ils ont subi un blocage (si celui-ci a été de courte durée), ou que les tests aient été effectués sur des réseaux qui n’avaient pas mis en place ces blocages.

Dans l'ensemble, les données d'OONI ne montrent que quelques signes d'une éventuelle interférence sur WhatsApp les 3 et 7 octobre 2019, même si le volume limité des mesures constitue une contrainte importante pour l'interprétation de ces résultats.