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Blocage de service

Facebook, Google, Instagram, LinkedIn, Facebook Messenger, Reddit, TikTok, Telegram, Vimeo, WhatsApp, X (Twitter), Yahoo, YouTube

Depuis 2002, de nombreux services Internet sont bloqués en Chine, les plus importants étant Facebook, Google, Instagram, LinkedIn, Messenger, Reddit, TikTok, Telegram, Vimeo, WhatsApp, X, Yahoo et YouTube. 

  • Durée totale 2760 days, 11 hours

Flag of Chine Chine

Population
1 406 585 000

Freedom House évalue la liberté sur Internet en tant que Non libre

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Impact local

Bon nombre de ces services sont bloqués, car les entreprises étrangères qui les exploitent refusent de se conformer aux politiques chinoises de censure sur Internet et de communiquer les données des utilisateurs aux autorités chinoises.

En Chine, toutes les plateformes de réseaux sociaux doivent être titulaires d'une licence, et les utilisateurs des réseaux sociaux et des jeux en ligne doivent communiquer leurs données d'identité aux fournisseurs de services, qui sont tenus de mettre ces données à la disposition de l'État. 

Malgré ces restrictions, les utilisateurs chinois peuvent accéder à tous les services Internet grâce à des réseaux privés virtuels (VPN), qui font actuellement l'objet de restrictions sévères (et sont souvent bloqués), mais qui ne sont pas interdits.

L'Internet Society considère que l'intranet chinois est à ce point isolé de l'Internet mondial qu'il serait plus juste de le qualifier d'intranet national. 

Documentation correspondante

De nombreux noms de domaine sont bloqués en Chine continentale dans le cadre de la politique de censure d'Internet du pays, car les services Internet détenus par des sociétés internationales refusent de s'y conformer.

Autres informations à l’appui

Les analyses approfondies de la censure et de la connectivité Internet en Chine sont rares en raison de la présence de son « Grand Firewall », solidement établi. Certains chercheurs internationaux ont fait état de difficultés pour accéder aux données publiques du gouvernement depuis l'étranger.

Les données OONI recueillies par des sondes situées dans le pays et gérées par des internautes révèlent des anomalies et des dysfonctionnements récurrents lors de la connexion à Facebook, Google, Instagram, TikTok, Vimeo, X et YouTube. D'autres services, tels que LinkedIn, restent quant à eux globalement accessibles.

Des graphiques à barres représentant des séries chronologiques et illustrant les anomalies liées aux connexions à des services Internet populaires depuis la Chine.

Remarque : OONI a signalé en juillet 2023 que la Chine bloquait l'accès à son site web et à son application de mesure

Un rapport publié par CitizenLab a révélé l'existence de plus de 60 000 règles de censure distinctes utilisées pour censurer partiellement ou totalement les résultats de recherche sur huit plateformes de recherche accessibles depuis la Chine : Baidu, Baidu Zhidao, Bilibili, Microsoft Bing, Douyin, Jingdong, Sogou et Weibo.

Plusieurs cas de filtrage DNS et TLS ont également été signalés.

Réseaux sociaux

Les Chinois devront présenter une pièce d'identité numérique pour accéder à Internet. Les personnes concernées devront d'abord obtenir une autorisation de la « police de la pensée » pour pouvoir se connecter à Internet. ——Cette autorisation ne vous donne droit qu’à 30 minutes d’accès à Internet. Si votre score de crédit social devient trop bas, pas d’Internet pour vous !! pic.twitter.com/GN4orKbhtP — Songpinganq (@songpinganq) 12 août 2024
Le PDG de TikTok témoignera demain devant le Congrès. Pour changer de sujet, voici plus de 8 000 services Internet internationaux actuellement bloqués en Chine. pic.twitter.com/aEvymMlsM7 — Trung Phan (@TrungTPhan) 23 mars 2023
La Chine redonne toute sa grandeur à son « pare-feu » ; le gouvernement bloque des services #VPN très populaires https://t.co/8tXmMdnWxY #censure #vieprivée pic.twitter.com/265j22Dtyb — The Hacker News (@TheHackersNews) 5 juillet 2017
La Chine bloque désormais tout le trafic HTTPS chiffré utilisant TLS 1.3 et ESNI https://t.co/78b2gAMSk6 par @campuscodi — ZDNET (@ZDNET) 8 août 2020

À la suite de la répression contre les VPN, un biologiste chinois a publié un essai qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux, intitulé « Pourquoi les scientifiques ont-ils besoin de Google ? ». Il y écrivait : «Si un pays souhaite obliger autant de scientifiques à consacrer une partie de leur carrière professionnelle, déjà de courte durée, à la recherche de technologies permettant de contourner le Grand Firewall, ainsi qu’à l’installation et à la mise à jour constante de toutes sortes de logiciels pour routeurs, ordinateurs, tablettes et appareils mobiles, sans se soucier du fait que ce comportement représente une perte de temps considérable, tout cela est tout à fait ridicule. » – The Guardian 

Couverture médiatique

À la suite de la répression contre les VPN, un biologiste chinois a publié un essai qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux, intitulé « Pourquoi les scientifiques ont-ils besoin de Google ? ». Il y écrivait : «Si un pays souhaite obliger autant de scientifiques à consacrer une partie de leur carrière professionnelle, déjà de courte durée, à la recherche de technologies permettant de contourner le Grand Firewall, ainsi qu’à l’installation et à la mise à jour constante de toutes sortes de logiciels pour routeurs, ordinateurs, tablettes et appareils mobiles, sans se soucier du fait que ce comportement représente une perte de temps considérable, tout cela est tout à fait ridicule. » – The Guardian